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Résumé historique

  • XIe siècle av. J.-C. : installation phénicienne sur les côtes.
  • VIe siècle av. J.-C. : création de comptoirs carthaginois (146 av. J.-C. : destruction de Carthage).
  • 40 : annexion par Rome qui organise le pays, annexion a Hispania on 69
  • 534 : reprise partielle du pays par Byzance.
  • 700-710 : conquête arabe et islamisation du pays.
  • 710 : Émirat de Nekkor

Toutes les dates suivantes sont converties du calendrier hégirien, à une année prés, à partir des récits d’Ibn Khaldoun, eux mêmes basés sur ceux d’Al-Bakri.

  • 1067-1147 : unification du Maghreb et de l’Andalousie par les Almoravides suivie d’une époque prospère liée aux échanges internationaux.
  • fin XIIe-début XIXe siècle : successions de périodes d’anarchie et de prospérité. Les Almoravides perdent l’Espagne en 1340. Début de la pression européenne à partir du XVIIIe siècle.
  • 1641 : avènement de la dynastie alaouite
  • 1844 : guerre franco-marocaine.
  • 1863 : traité franco-marocain favorable aux Français ; le pays reste toutefois indépendant.
  • 1901 : intervention française et pacification du sud du pays.
  • 1906 : accords d’Algésiras ouvrant largement le pays à l’Espagne et à la France.
  • 1912 : protectorat français sur la partie non espagnole ; intervention de Hubert Lyautey qui pacifiera le pays jusqu’en 1934.
  • 13 novembre 1914 La bataille d’Elhri menée par Mouha ou Hammou Zayani .
  • 1921-1926 : guerre du Rif et réddition d’Abd el-Krim.
  • 1923 : Tanger ville internationale.
  • 1942 : débarquement des alliés à Casablanca. C’est pendant la guerre que se développeront les partis nationalistes.
  • 1956 : indépendance ; le statut de Tanger est aboli.
  • 1958 : le Rio de Oro colonie espagnole.
  • 1960 : violent tremblement de terre à Agadir.
  • 1961 : Hassan II roi du Maroc.
  • 1971-1972 : succession de complots contre le roi.
  • 1974 : l’Espagne songe à abandonner le Sahara Occidental.
  • 6 novembre 1975 : Marche Verte, 350 000 « volontaires » marchent juqu’à la frontière du Rio de Oro pour mettre fin à la présence espagnole sur ce territoire.
  • 1976 : une partie du Sahara espagnol est annexée par le Maroc (l’autre à la Mauritanie) avant d’en récupérer en totalité en 1979. Occupation militaire de la zone et lutte contre la guérilla du Polisario, qui revendique l’indépendance de l’ex-Sahara espagnol.
  • 1984 : émeutes du Rif.
  • 1991 : cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario (un référendum d’autodétermination du Sahara Occidental patronné par l’ONU est toujours prévu et toujours reporté).
  • 1994 : émeutes islamistes à Fès ; libération de nombreux prisonniers politiques.
  • 1996 : nouvelle constitution marquant la volonté de « modernité » du pays face aux intégristes islamistes.
  • 1997 : en novembre, premières élections législatives entièrement réalisées au suffrage universel. Le pays est gouverné par une coalition de centre-gauche, menée par l’USFP (Union socialiste des Forces populaires).
  • 1999 : mort en juillet du roi Hassan II remplacé par son fils Mohammed VI qui essaie d’entreprendre des réformes socio-économiques dans le pays.

Antiquité

Les Phéniciens, commerçants entreprenants, s’installent sur les côtes du Maroc dés le XIe siècle av. J.-C. et fondent des ports-comptoirs comme Tingi (Tanger) ou Lixus (Larache).

Les Romains s’y installent vers le IIe siècle av. J.-C., après la destruction de Carthage mais ils ne conquièrent qu’en 40 le royaume des Maures qui devient la Mauritanie tingitane. Leur domination se limite aux plaines du nord (Volubilis près de Meknès), ayant à lutter sans cesse contre les Berbères montagnards. Au IIIe siècle, ils se cantonnent dans les régions côtières.

Les Berbères de l'Afrique du Nord

Cette population habite le nord des pays du Maghreb : le Maroc, l’Algérie et la Tunisie ainsi que les sud de l’Espagne, du Portugal et les îles Canaries. La plupart d’entre-eux préfèrent le nom d’Amazigh ou hommes libres. Leur histoire est mouvementée. Le terme berbère,synonyme de “barbare” fut employé par les Romains pour designer les autres peuples de l’antiquité (Gaulois,Germains,Peuples de l’Afrique du Nord,...) comme privés de civilisation.

Cette population habitait déjà les montagnes et les déserts des milliers d’années avant que l’Islam y soit introduit au VIIe siècle. Ces populations sont les descendants des maurisius, fondateurs de l’empire Cartagien, ou celui de Mauritanie tingitane dont la capitale est Tingis (Tanger actuellement).

Royaume de Nekor

Le royaume de Nekor était un émirat dans la zone qui correspond au Rif actuel au Maroc, avec une capital au début à Temsamane puis plus tard à Nekor. Il a été fondé par un immigré d’origine arabe méridionale, Al-Himyari de Mansour d’ibn de Salih en 710, par succession califale. Il convertit les tribus locales berbères à l’islam. Fatigué par les restrictions de la religion, ils le chassent en faveur d’une personne connue sous le nom d’az-Zaydi de la tribu de Nafza. Les Berbères changent d’avis et rappellent ensuite Ibn Salih. La dynastie des Banu Salih règne sur la région jusqu’en 1019.

À l’est, le royaume inclut les tribus de Zouagha et de Djeraoua d’Al-’Ais d’Abi d’ibn, à cinq jours de voyage de Nekor, encadrant au territoire du Matmata, Kebdana, Mernissa, Ghassasa du mont Herek, et de Qulu’Jarra, appartenant au Beni Ourtendi.

À l’ouest, il est prolongé au Beni Marwan de Ghomara et au Beni Humayd, et a encadré le Mestassa et le Senhaja. Derrière elle s’étendais jusqu’à l’Awraba, la bande de Ferhun, du Beni Oulid, du Zenata, du Beni Irnian, et du Beni Merasen de la bande du seigneur de Qasim de Sa.

Au nord, il était limité par la mer, à environ cinq milles de Nekor. En résumé, il occupait une certaine partie du rif marocain.

Les souverains Banu Salih furent :

  • Salih I ibn Mansur al-Himyari “al-’Abd as-Salih” (710-749)
  • al-Mu’tasim ibn Salih (749-?), connut pour être très pieu.
  • Idris I ibn Salih (?-760), qui decouvrit Nekor
  • Sa’id I ibn Idris (760-803) , qui a déplacé la capitale à Nekor. Sous son règne, Nekor fut saccagée par les Normands, qui capturèrent beaucoup de prisonniers, dont quelques uns qui furent rachetés par le souverain omeyyade d’Espagne. Plus tard, une partie de la tribu de Ghomara s’est révolté, mené par une personne appelée Segguen ; leur révolte a été mattée.
  • Salih II ibn Sa’id (803-864), dont le frère a mené une révolte contre lui, mais a été vaincu.
  • Sa’id I ibn Salihibn (864-916) ; son frère et oncle plus âgés ont mené une révolte non réussie contre lui, mais il a été finalement vaincu et tué par le Général fatimide Messala ibn Habus, qui a conquis le secteur durant six mois. Cependant, ses fils ont fui à Malaga auprès du calife omeyyade, et sont revenus une fois que Messala était parti de la région et chassa avec succès sa garnison.
  • Salih III ibn Sa’id (917-927) ; En remerciement, il a reconnu les califes omeyyade légitimes, de ce fait il transfère son allegeance nominale.
  • Abd Al-Badi ibn Salih “el-Mu’ayyid” (927-929) ; il a été vaincu et tué par un autre général fatimide, Musa ibn Abi’l-Afiya, qui a encore détruit Nekor. Cependant, la ville a été reprise et reconstruite par
  • Abu Ayyub Isma’il ibn ’Abd al-Malik ibn Abd ar-Rahman ibn Sa’id I ibn Salih (930?-935), qui a été vaincu et tué par encore un autre général fatimide, Sandal el-mawla. Cependant, quand Sandal est parti pour Fez, installant un gouverneur appelé Marmazu de la tribu des Ketama, les habitants se sont rebellés et installèrent à nouveau un autre membre de la dynastie.
  • Musa ibn Roumi ibn Abd as-Sami’ ibn Salih ibn Idris I ibn Salih (936?-940), qui a défait Marmazu et a envoyé sa tête au Calife omeyyade à Cordoue. Cependant, il a été bientôt exilé par son parent :
  • Abd as-Sami’ ibn Jurthum ibn Idris ibn Salih I ibn Mansour (940-947). Son peuple se revolta et le tua. Le peuple fit venir un de ses parent de Malaga.
  • Jurthoum ibn Ahmad ibn Ziyadat Allah ibn Sa’id I ibn Idris (947-970), qui adopta l’ecole de jurisprudence malékite.

Dès lors, le royaume demeura sous cette souveraineté jusqu’à ce que l’émir Azdâji Ya’la ibn Futuh l’ait conquise en 1019 et ait chassé la famille regnante.

Période pré-coloniale

  • 1894 : mort de Moulay-al-Hasan, proclamation du nouveau sultan, le jeune Moulay Abd el-Aziz. Mais la réalité du pouvoir appartient à Ba Ahmed, ce qui montre l’influence des éléments noirs dans les affaires marocaines.
  • 1900 : les finances marocaines prospèrent grâce aux résultats de l’action économique de Moulay al-Hasan. Cela garantit au Maroc l’indépendance nationale.
  • 1900 : mort de Ba Ahmed qui est remplacé par le prodigue Moulay Abd el-Aziz. Ces dépenses favorisent l’intervention des organismes de crédit européen dont la banque de Paris et des Pays-Bas.

L'occupation française

1856 les pressions europeenes sur le maroc aboutissent a un rigoureux traite commercial entre l’angleterre et le maroc offrant ainsi de grands avantages a l’empire britannique

  • 1902 - 1912 : la pénétration économique européenne s’intensifie à tel point que le sultan Moulay Hafid, frère de Moulay Abd el-Aziz, est contraint de signer en 1912 le traité de protectorat qu’est la convention de Fès.
  • 1907 : les forces françaises doivent intervenir pour protéger les nationaux.
  • 1907-1910 : Hubert Lyautey pacifie le Maroc oriental, le général Drude qui succède au général Amade doit pacifier le Maroc occidental
  • 1911 : les troupes françaises doivent dégager le Sultan assiégé dans Fès. Cette intervention déclenche la seconde crise marocaine.
  • 1912 : Hubert Lyautey est nommé résident général de France, ce qui provoque le soulèvement de tribus. Moulay Youssef remplace le sultan Moulay Hafid, il voit son autorité sur le Maroc affermie.
  • 1953 : Emeutes populaires à Casablanca durement réprimées : le gouvernement français craint une extension aux autres villes marocaines. Le sultant Mohammed Ben Youssef refuse d’abdiquer : les autorités françaises déposent le souverain et le condamne à l’exil à Madagacar. Le gouvernement français installe au Palais de Rabat Mohammed Ben Arafa, parent éloigné de Mohammed Ben Youssef : il est agé de 70 ans. L’Espagne de Franco, non prévenue de cette manoeuvre, refuse de reconnaître sa légitimité. La zone marocaine sous domination espagnole allait devenir ainsi pour les nationalistes marocains en fuite un sanctuaire d’où ils organisèrent des opérations de résistance contre la présence française.
  • 1955 : La France, empétrée dans les conflits coloniaux en Indochine et en Algérie, décide d’aborder la question marocaine. Edgar Faure,¨Président du Conseil, négocie avec Mohammed Ben Arafa : des pré-pourparlers de négociation sont menés à Aix les Bains (Savoie) entre le 22 et le 26 août entre, côté marocain : Si El Hadj El Mokri, Grand Vizir, Si Kolti, délégué du Grand Vizir aux PTT, Si Thami El Mosbi, délégué du Grand Vizir aux Finances, Si Berrada, Vizir adjoint au Grand Vizir pour les affaires économiques, Si Abderrahaman El Hajoui, Directeur adjoint au protocole et S.E. Hadj Fatemi Ben Slimane, acien pacha de Fez, et Si Bekkai Lahbil Pacha de Sefrou, côté français : Edgar Faure, président du Conseil, Antooine Pinay, Ministre des Affaires étrangères, Robert Schumann, Garde des Sceaux, Pierre July, Ministre des Affaires marocaines et tunisiennes et le Général Koenig, Ministre de la Défense nationale. Le sultan Moulay Ben Arafa démissionne le 1° octobre 1955. Le 16 novembre le sultan Mohammed Ben Youssef , accompagné de son fils Moulay Hassan, futur Hassan II, revient à Rabat. Il entame aussitôt des discussions avec le gouvernement français au chateau de la Celle-Saint-Cloud.
  • 1956 L’indépendance du Maroc est proclamée le 2 mars. Le sultan Sidi Mohammed ben Youssef prend le titre de roi Mohammed V. Hassan II lui succéda puis, actuellement, Mohammed VI.

La Première Guerre mondiale

  • 1915 : Hubert Lyautey reçoit l’ordre de Paris de retirer les troupes de l’intérieur pour les envoyer en France. Cette évacuation semble prématurée dans la mesure où la pacification se heurte encore à des mouvements rebelles soutenus par les Allemands.

La Guerre du Rif

Entre 1921 et 1926, le Rif se révolte contre l’Espagne, puis contre la France. En 1921, ils ont écrasé les forces espagnoles dans la fameuse bataille d’Anoual. Même le chef suprême des forces espagnoles, le général Silvestre a été tué, de grandes quantités d’armes et de munitions ont été confisquées. Et en 1922, Abd el-Krim proclame la République confédérée des Rifains. Madrid et Paris ont alors recours à des armes chimiques pour mater la rébellions. Les armées rifaines se sont rendues en mai 1926. Abd el-Krim est exilé sur l’île de la Réunion jusqu’en 1948.


Source : Wikipedia

 
histoire-du-maroc.txt · Dernière modification: 2006/07/27 16:37 par 80.34.135.128