Si le Maroc peut s’enorgueillir d’un passé prestigieux que symbolisent ses villes impériales, Rabat, Meknès, Fès et Marrakech, et ses autres villes historiques, Casablanca représente, sans conteste, le présent et surtout l’avenir. Cette ville qui a inspiré un tel nom “Maison Blanche”, aujourd’hui repris dans toutes les langues, ouvre grandes ses portes sur l’Atlantique.
Résolument tournée vers l’avenir, Casablanca est le poumon économique du Maroc moderne. Tout concourt à faire, en effet, de cette ville championne, une cité de labeur, de négoce, de contacts, de congrès, mais aussi de détente et de farniente.
Premier centre commercial et industriel du pays, elle est dotée de l’aéroport et du port les plus modernes du Maroc. Située au carrefour d’importantes voies de communications routières et ferroviaires, Casablanca voit converger vers elle chaque jour, de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, des hommes d’affaires qui trouvent dans cette ville l’infrastructure nécessaire à une gestion active et moderne, et, notamment une gamme d’industries modernes et diverses (industries chimiques, agro-alimentaires, textiles, mécaniques, électroniques et de constructions) destinées aussi bien au marché intérieur qu’à l’exportation.
Des affaires internationales s’y traitent, les commerces de luxe y abondent, les industries de pointe s’y concentrent, les grands hôtels y foisonnent, des congrès de portée mondiale s’y déroulent: Casablanca incarne le Maroc moderne.
Casablanca concentre 60% des entreprises, dont, toutes les industries de pointe, elle consomme 30% de l’énergie électrique du pays. Pratiquement, toutes les grandes sociétés marocaines ou étrangères ont leur siège social à Casablanca. Malgré son gigantisme, la ville reste cependant de dimensions humaines.
En fait, tout se passe à Casablanca.
Elle a toujours été une ville d’avant-garde. Utiliser progrès, technologie, modernisme, et les enrichir des trésors de la tradition marocaine pour créer son propre style, voilà la force de Casablanca.
Le souci des autorités marocaines à ne pas laisser se développer une mégapole à l’américaine, difficile à gérer, les a conduit à opérer ces dernières années, une restructuration administrative et urbaine globalement réussie. Ici, des immeubles hauts sans excès qui rassurent par la régularité des formes, là, villas et maisons basses, rues piétonnières, parcs de jeux et espaces verts: tout a été aménagé harmonieusement.
Des quartiers, qui avaient tendance à devenir tentaculaires, ont vu leur développement volontairement encadré, tandis que les foyers de pollution industrielle sont en voie de résorption.
Déjà au début du siècle, elle se dota d’un plan d’urbanisme pour planifier son extraordinaire croissance. De son centre partent en étoile de spacieuses avenues, bordées d’élégants immeubles qui marient admirablement l’Art Déco et l’Art Néo-Mauresque. Ils rivalisent de coupoles, belvédères, colonnes, balcons en bois de cèdre, lanternons.
Son port ne bénéficiait pas d’une rade naturelle, alors Casablanca a bâti la fantastique jetée Moulay Youssef, longue de 3180 mètres. Il est ainsi devenu le premier au Maroc, le quatrième d’Afrique.
L’aéroport international Mohamed V, le plus important du pays, est à l’image de la ville. Construite récemment, son aire d’arrivée ultramoderne est un monument d’architecture traditionnelle.
Cité commerçante et ville industrielle, Casablanca prend aujourd’hui sa vraie dimension spirituelle pour accueillir le monument de ce siècle, le rêve de toute une nation, la mosquée Hassan II, l’une des plus belles du monde.
Et que dire de la Mosquée Hassan II! Du ciel, on ne voit qu’elle. Erigée sur l’océan, elle ressemble à une nef divine. Mais, si elle ne reçoit sa divinité que du ciel, sa grandeur et sa beauté, ce sont les hommes qui les lui ont apportées avec tout l’amour, l’art et la technologie dont ils disposent. Sa salle de prières peut accueillir 25.000 fidèles, son esplanade 80.000. L’architecture traditionnelle marocaine, alliée à une technologie ultra sophistiquée, y atteint son paroxysme. De tout le Royaume, plus de 3.300 artisans ont afflué pour édifier sur pilotis ce monument de 2 hectares, élever le plus haut minaret du monde (172 mètres), installer un toit ouvrant qui transforme en trois minutes la salle de prières en un magnifique patio, sculpter 10.000 mètres carrés de zelliges, 67.000 mètres carrés de plâtre, 53.000 mètres carrés de bois... La Grande Mosquée Hassan II est tout simplement éblouissante.
Métropole dynamique, Casablanca puise sa force dans un présent qu’elle conduit activement vers la modernité. Elle encourage rencontres et débats, et se dote des infrastructures d’une grande capitale internationale. Congrès et conférences réunissent scientifiques, industriels ou financiers du monde entier. Dans les salons luxueux des grands hôtels, séminaires et tables rondes s’organisent, des sommets politiques s’y tiennent; c’est d’ailleurs une tradition.
Capital économique au prodigieux essor, métropole internationale dont le développement est inséparable de l’activité portuaire, Casablanca, revêt aujourd’hui une importance majeure pour le monde des affaires, et, propulse le Maroc vers l’avenir.
Déjà au XIIè siècle, les historiens notent l’existence du port d’Anfa (ancien nom de la ville). Ce lieu avait vraisemblablement connu, dans un premier temps, un habitat préhistorique, puis une fondation phénicienne, vers le VIIè siècle.
Elle fut la capitale des Barghouata, Royaume Berbère, avant de tomber aux mains des Almoravides, puis des Almohades.
Dans la première moitié du XIIème siècle, le port assure le commerce du blé, des cuivres et de la laine, produits dans la région.
Au XIVè siècle, sous le règne Mérinide, la ville est dotée d’une mosquée et d’une médersa, parure de toute ville musulmane. Au XIIè siècle, le port d’Anfa avait une vocation commerciale. Devenu par la suite un refuge de pirates, il fut détruit à deux reprises par les Portugais, en 1488 et en 1515. Ce n’est que trois siècles plus tard que le Sultan, Mohamed Ben Abdallah, fit reconstruire la ville, et lui donna le nom de “DAR EL BEIDA” (la ville blanche).
Les Espagnols autorisés à y faire commerce, transformèrent ce nom en “CASABLANCA” (traduction espagnole du nom de ville blanche).
Dès 1912, les architectes bâtirent une ville modèle, une ville moderne au charme visionnaire, organisèrent son développement fulgurant.
Après la signature du traité de protectorat français en 1912, le général Lyautey décide de faire de Casablanca la capitale économique du pays.
En 1943, le Roi Mohamed V, accompagné du Prince Moulay Hassan, âgé alors de 14 ans, aujourd’hui Sa Majesté le Roi Hassan II, recevaient les trois grands chefs d’Etat du monde libre: Roosevelt, Churchill et de Gaulle, à l’occasion de la conférence d’Anfa.
Aujourd’hui Casablanca, la plus grande métropole du Maghreb, et l’une des plus grandes ville du Continent Africain, surprend par sa beauté architecturale.
A Casablanca, même les souks ont été revus et corrigés à la lueur du progrès. Quelle réussite! Construit au début du siècle, le quartier des Habbous semble animé depuis l’éternité. Ponctuées par de jolies placettes ombragées, d’étroites ruelles bordées d’arcades mènent d’un souk à l’autre. Ici, les dinandiers façonnent théières, chaudrons, chandeliers, vases, lanternes, plateaux... Voici les bazars remplis, du sol au plafond, de marchandises hétéroclites et colorées... Là, le curieux et odorant souk aux olives... Et ici, les pâtisseries où s’empilent d’appétissants beignets, cornes de gazelle, gâteaux aux dattes... Des rangées de machines à coudre mécaniques activées par des hommes en djellabas... Les boutiques insolites et merveilleuses des antiquaires où chaque objet incite au rêve...
La visite de nombreux “Bazars”, et l’âpre discussion qui précède l’acquisition de l’objet convoité, est un loisir pratiqué avec assiduité à Casablanca, où une belle exposition de l’artisanat vous attend dans toutes les boutiques: tapis de Rabat, broderie de Fès, maroquinerie de Marrakech, bois sculpté d’Essaouira, etc.
Le centre ville a su allier admirablement espaces verts et buildings.
La place Mohamed V est le coeur de la ville moderne. Sur cette place, une fontaine monumentale déploie de nuit ses jets d’eau aux couleurs de l’arc-en-ciel, sur un fond musical.
Là, où se tenait un souk, au début du siècle, se dressent aujourd’hui de somptueux hôtels. Les principales artères de la ville convergent vers cette place, que l’on repère aisément grâce à une demi sphère posée en son centre. D’ici, partent les grandes artères de la ville, principalement l’avenue Hassan II et l’avenue des Forces Armées Royales, siège des grandes banques, des compagnies aériennes internationales et compagnies d’assurances.
La plupart des grands hôtels de luxe y sont également installés. Près de ces deux grandes artères, la rue piétonnière du Prince Moulay Abdellah et le Boulevard Mohamed V bordés d’immeubles, de magasins de mode et de restaurants, connaissent affluence et animation du matin au soir. Non loin, la place des Nations Unies constitue une harmonieuse synthèse de l’architecture marocaine et occidentale; une fontaine lumineuse apporte à cet ensemble unique au Maroc, une touche musicale agréable.
Et, un peu plus loin, l’église Notre-Dame de Lourdes, monumentale sculpture de béton brut des années 50, éclairée par de grandioses vitraux de 800 mètres carrés.
Le parc de la ligue Arabe, auquel est adossée la place des Nations Unies, apporte, pour sa part au centre ville, une bouffée d’oxygène avec ses palmiers admirablement alignés, et ses espaces verts et fleuris. C’est le plus grand espace vert de Casablanca. Là, tout est calme et tranquille, une petite halte s’impose dans ce cadre enchanteur avant de poursuivre la visite de la ville.
Le Boulevard Moulay Youssef, l’un des plus beaux quartiers résidentiels de Casablanca, que rehausse une magnifique rangée de hauts palmiers, conduit à l’aquarium. Dans des bassins où l’on a reconstitué l’environnement naturel, évoluent de beaux spécimens de poissons du monde marin. Tout en longeant la côte, et avant d’atteindre la mosquée Hassan II, on accède à Aïn Diab, station balnéaire, qui aligne tout le long de sa corniche, ses piscines, ses terrasses de cafés inondées de soleil, ses restaurants aux menus exotiques, ses hôtels luxueux, et dans ce quartier préféré des noctambules, à l’instar des métropoles du monde entier, ses nombreux night-clubs.
Selon votre humeur du moment, vous choisirez l’ambiance calme d’un piano bar, celle très mondaine d’un night club de réputation internationale, à moins que l’attrait d’un cabaret oriental vous fasse succomber aux charmes des musiques et danses traditionnelles marocaines.
La plage de sable fin est aménagée pour vous permettre de vous adonner aux joies du farniente, avec un soleil toujours complice. Lorsque ce dernier sera couché, vous n’aurez que quelques pas à faire pour déguster les spécialités de poisson, des nombreux restaurants aux mets savoureux, dans des cadres de rêve.
Sur la route de la Corniche, entre ciel, terre et mer, se dresse la mosquée Hassan II, défi à l’imagination, qui loin de toute proportion humaine, est l’une des plus belles et des plus grandes Mosquées du Monde.
Loin de l’agitation, à 3 kilomètres environ d’Ain Diab, le Marabout très fréquenté de Sidi Abderrahman, est un sanctuaire bâti sur un rocher accessible seulement à marée basse.
Sur le chemin de retour vers la ville, la colline d’Anfa vous fait face et sert de cadre à l’un des plus beaux quartiers résidentiels de la ville sur une hauteur surplombant la corniche. Les avenues larges et fleuries, et les parcs verdoyants, sont autant d’écrins pour les villas joyaux.
(Source : AtlasVista Maroc)